"Lorsque l'IA réussit, cela ne comporte évidemment aucun danger..."
C'est ce que l'on pourrait croire en observant la vitesse à laquelle les systèmes d'Intelligence Artificielle nous rendent furieusement obsolètes. Avouons-le, nous, humains, avons passé des millénaires à galérer avec les équations de Maxwell, alors que le moindre modèle Transformer[1] d'aujourd'hui digère l'intégralité du Web avant le petit-déjeuner. Il y a vingt ans, nous pensions que le futur, c'était des voitures volantes. Aujourd'hui, on sait que le vrai miracle, c'est l'ia qui vous rappelle où vous avez garé la voiture volante (et vous le dit avec une voix de robot très affectueuse).
Prenons le domaine de la biologie. L'ia a résolu le problème du repliement des protéines – un casse-tête qui rendait chèvre les meilleurs biochimistes. Grâce à des systèmes comme AlphaFold[2], on peut désormais modéliser des structures tridimensionnelles avec une précision chirurgicale. C'est comme si l'ia avait subitement découvert le manuel d'instructions de l'Univers. La vitesse de la découverte scientifique est telle qu'il devient difficile de suivre.
Et l'art ! Les réseaux GANs (Generative Adversarial Networks)[3] ne font pas que peindre ; ils créent des mondes, des visages, des sons, avec un style si impeccable qu'ils menacent de faire passer Léonard de Vinci pour un petit plaisantin. L'ia a éliminé l'ennui, la maladie, et bientôt, elle résoudra le réchauffement climatique avant que vous n'ayez fini votre café. Notre ère est celle de la facilité, de l'efficacité et de l'innovation sans limite.
En définitive, il n'y a absolument aucune raison de s'inquiéter, car tout est sous contrôle intelligent et bienveillant. Notre avenir est radieux, efficace et parfaitement prédictible.
— Professeur Omar Zoom!
Si l'IA est si parfaite, pourquoi le Professeur Zoom! a-t-il écrit ceci ?
"L'IA en 108 plantages" : L'analyse méthodologique des failles structurelles et des hallucinations que l'industrie préfère ignorer.
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